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Vendredi 24 février 2006

Avez-vous déjà remarqué que les journées les plus longues sont celles où l'on n'a rien à faire ?

Bien sûr, personne n'aime être débordé de travail, au point de ne plus savoir où donner de la tête ou d'être coincé pour les longues heures du début de soirées, celles où l'on est si bien chez soi...

Cependant, les journées que je trouve les plus pénibles sont celles où le travail manque. Quelle plaie d'être obligé de rester au bureau (parce qu'on n'a pas le choix), voire d'être forcé de faire semblant de travailler (parce qu'on est payé pour, et que ce n'est pas parce que le travail manque qu'il faut se faire mal voir du patron...) Il me semble que c'est une situation beaucoup plus agaçante, parce cela semble si dénué de sens ! Après tout, si tout le travail est fait, pourquoi ne pas rentrer chez soi

Mais cela, personne, dans le monde du travail, ne l'acceptera. Non, il faut rester sagement assi à son bureau, et trouver à s'occuper de la manière la plus discrète possible.

 

Ce sont ces journées vides où je peux mettre à jour ces pages... car taper un article sur l'ordinateur paraît terriblement sérieux à tous ceux qui passent dans les parages ! Après tout, qui saura s'il s'agit d'un rapport, d'un e-mail professionnel, d'un article traitant de tout ou n'importe quoi... ou même d'un poème, composé dans la matinée ? (encore que le poème soit légèrement moins discret, à cause des vers et des strophes, des rythmes qui ne se prêtent pas forcément à un rapport professionnel...)

Voilà, c'étaient mes réflexions du jour...
de longues heures passées à attendre que la journée s'écoule, que quatre heures sonnent pour que je puisse rentrer chez moi...
c'est toujours un moment de gagné sur le temps qui passe si lentement dans ces cas-là...

en attendant lundi, où le travail me tombera dessus comme la misère sur le pauvre monde, et où je n'aurais pas assez de mains pour tout boucler dans les temps !

 

Décidément, le monde du travail est bien difficile...

par kiwani publié dans : reflexions en vrac
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Jeudi 19 janvier 2006

Qu'est-ce que la conscience ? Qu'est-ce qui fait qu'un être ouvre les yenx un jour, et pense 'je suis moi' ? Un individu, semblable à beaucoup d'autres mais qui se sent, qui se sait, unique. Cet être, qui est d'abord une pensée, occupe également un corps. Et il reconnaît ce corps comme le sien, comme lui appartenant. Mais n'est-ce pas lui qui appartient à son corps ? Qui est soumis à ses caprices, ses maladies, ses forces et ses faiblesses ? Et finalement, lorsque le corps vient à mourir, qu'advient-il de la pensée ? Disparaît-elle en même temps, ou reste-t-elle consciente, privée de la parole par ce corps inerte ? Autrement dit, avons-nous conscience d'être mort ?

De nombreuses religions ont été inventées par les hommes pour tenter de comprendre, d'expliquer, d'inventer les raisons et les réponses que nous ne pouvons trouver qu'à l'instant de notre mort. Attristés par le départ d'un proche, effayé par ce sort qui nous attend inéluctablement, nous avons fabriqué des réponses. Qu'elles soient vraies ou fausses, après tout, qu'importe ?

Le principal, c'est qu'elles nous permettent de supporter ce poids sur nos épaules, cette conscience qui est à la fois bienfait et malédiction. Conscience de nous, de nos actes, de leurs conséquences, mais aussi de l'impermanence de toute chose, de tout être. Elles nous permettent d'aposer des réponses, un cadre rassurant sur des mystères qui nous dépassent.

Seulement ces religions sont, bien souvent, incomplètes, incapables d'expliquer finalement le fondamental : l'apparition de la conscience. Le problème n'est que déplacé, mis entre les mains d'un ou plusieurs dieux, puissances surhamaines et supérieures qui ont créé le monde tel que nous pouvons le voir, qui nous ont créés.

Mais ces divinités, d'où viennent-elles ? Comment concevoir qu'un être vivant, ou tout au moins conscient, soit éternel ? Quel est le commencement, le départ de tout, l'étincelle originelle ? Qu'est-ce qui fait que l'on passe brusquement de rien à tout ? Comment un bébé qui nait peut-il tout à coup identifier ce qui l'entoure, mais aussi lui-même, sa pensé individuelle ? Quand cette conscience apparaît-elle ?

Et quand avons-nous conscience d'être conscient ?

par kiwani publié dans : reflexions en vrac
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