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 Juste un petit mot pour vous dire bienvenue, bienvenue chez moi, chez vous.

J'espère que cet espace de liberté que je m'octroie ici, cette parcelle de la toile que je prélève pour mon usage personnel, pourra devenir aussi un peu le votre. Que cette visite vous enrichisse d'une façon ou d'une autre, qu'elle vous fasse rire ou pleurer, ou que simplement elle vous distraie un instant de vos soucis quotidiens, c'est tout ce que je souhaite.

Et surtout, n'hésitez pas à intervenir et me confier réactions et commentaires...

Mardi 21 mars 2006

seule dans son salon, un chat sur ses genoux

dans la lumière du soir et dans sa froideur grise

attendant

par kiwani publié dans : haiku
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Lundi 20 mars 2006

Vous connaissez sans doute Stephen King, le maître de l'horreur et de la terreur sous toutes ses formes. Préparez-vous à être surpris, car ce roman n'a absolument rien de commun avec le reste de l'oeuvre de l'auteur.

 

Il faut savoir que Stephen King considère ce roman comme le premier volet de sa grande oeuvre, son chef-d'oeuvre, LE roman qu'il rêve d'écrire depuis des années. Et qu'il a mit, d'ailleurs, des années à écrire : l'écriture de ce premier tome (qui constitue presque un tout à lui seul), d'à peine 250 pages, s'est étalée sur douze ans. C'est dire le soin apporté à cette oeuvre, qui est pour l'auteur l'aboutissement de sa carrière.

Ce premier volet est suivi de six (ou sept ?) tomes, dont seulement quatre traduits en français actuellement (et que je n'ai pas encore lus, je ne vous en parlerai donc pas).

 

La base de l'intrigue est particulièrement simple : le pistoléro, sorte de cow-boy solitaire, poursuit l'homme en noir, une figure énigmatique qui semble toujours s'effacer et se dérober sous nos yeux.

Ce n'est pas innocemment que j'ai employé le mot de cow-boy, car l'univers dans lequel évoluent les personnages rappelle par bien des aspects le far-west américain : de grandes étendues désertiques parsemées de loin en loin d'un village archaïque, des hommes rudes, les pistolets qui battent le long des cuisses du pistoléro... Cependant, de nombreux indices suggèrent que la réalité est sensiblement différente. Des références à des outils du vingtième siècle dont plus personne ne sait se servir, à l'électricité disparue, à des chansons modernes, à la statue de la liberté...

Il semble rapidement évident que l'action ne se situe pas dans le passé, mais dans un futur post-apocalyptique, dans un monde dépeuplé qui a régressé de quelques siècles dans les domaines scientifiques et techniques.

 

Cependant, tout ceci est dévoilé au fil de l'action, de l'intrigue, mais ne semble pas crucial au sein de la narration. En fait, le lecteur suit pas à pas le pistoléro, voit ce qu'il voit, vit ce qu'il vit. Mais les réponses aux questions soulevées par ce monde étonnant ne viennent pas rapidement, car le pistoléro lui-même ne s'interroge pas : c'est un homme solitaire et têtu, tendu depuis toujours (semble-t'il) vers un seul but : rattraper l'homme en noir.

Pourquoi ? c'est une question qu'il ne se pose pas.

Comment ? c'est tout ce qui importe, et c'est ce qu'il fait.

 

Car rattraper l'homme en noir est la première étape de sa quête : atteindre la tour sombre (La Tour Sombre, accessoirement, est aussi le titre du cycle complet). Mais qu'est cette mystérieuse tour sombre, pourquoi lui faut-il la trouver, comment sa quête a-t-elle commencé ? Autant de questions qui restent en suspens, et qui ne trouveront leurs réponses qu'au fil des pages... ou des tomes...

 

En lisant ce roman, on a presque l'impression d'un voyage initiatique, mystique, aux confins de la raison et de la logique, au bout du monde. Pas à pas, petit à petit, on découvre cet univers, notre propre univers, pervertit, on y pénètre en douceur, lentement.

Il ne faut pas être pressé en commençant ce livre. Comme le pistoléro poursuit l'homme en noir, abstinément, avec l'obscure sensation qu'il ne peut pas ne pas le rattraper, on entre dans ce monde, on pénètre dans cet univers qui finira par nous ouvrir ses portes et nous confier ses secrets.

 

Un très bon livre, peut-être d'un abord un petit peu aride à première vue, mais qui se révèle prenant et captivant... et qui donne envie de continuer l'aventure avec les tomes suivants !

par kiwani publié dans : mes lectures
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